Actualité de l’art

Le voyage à Nantes : du 27 juin au 31 août 2014

Article issu du site www.levoyageanantes.fr

Dirigée par Jean Blaise, la Société Publique Locale Le Voyage à Nantes est chargée de la promotion du dispositif culturel mis en place par Nantes, et plus généralement de la destination Nantes Métropole. À cette fin, et ce qui en fait son exemplarité, la structure produit également chaque été un événement qui met en scène ce dispositif via un parcours urbain enrichi de propositions d’œuvres d’art, temporaires ou définitives, dans l’espace urbain.

Un parcours sensible et poétique

Du lieu unique à la pointe Ouest de l’Île de Nantes, Le Voyage à Nantes invite à se laisser conduire toute l’année d’une oeuvre d’art qui surgit au détour d’une rue à un élément remarquable de notre patrimoine, des « incontournables » de la destination à des trésors méconnus, d’une ruelle historique à une architecture contemporaine, d’un point de vue étonnant sur la ville à un incroyable coucher de soleil sur l’estuaire.

Chaque été, ce parcours se réactive et s’enrichit pour poser sur la ville un regard nouveau et toujours aussi curieux.

Le musée des Beaux-Arts sort les chefs d’oeuvre de ses réserves pour les présenter dans des endroits insolites, des expositions inédites de grands artistes internationaux s’installent dans des lieux de patrimoine, des endroits habituellement fermés au public ouvrent leurs portes, des installations prennent place au coeur de l’espace public, la Cantine invite à de nouvelles saveurs !

Découvrez 1 001 bonnes – ou mauvaises – raisons de partir en voyage à Nantes !

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Henri Cartier-Bresson sur toutes les faces

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou – 75004 Paris
Article écrit par Claire Guillot le 14 février 2014 sur lemonde.fr

Dix ans après la mort d’Henri Cartier-Bresson, comment montrer son œuvre,ce monument photographique national? Le Centre Pompidou, qui présente la première rétrospective française de l’artiste depuis sa mort en 2004, a d’abord voulu en finir avec le mythe qui accompagne l’inventeur du fameux «instant décisif». Un mythe qui a enfermé nombre de ses suiveurs dans un dogme: le liseré noir autour des photos, le Leica, le reportage en noir et blanc, la géométrie, l’absence de recadrage…
En France, Henri Cartier-Bresson a fini par symboliser le «style Magnum», du nom de l’agence qu’il a fondée en 1947. Or  » il n’y a pas eu un Cartier-Bresson mais plusieurs », insiste Clément Chéroux, conservateur pour la photographie au centre et commissaire de l’exposition. « C’est un personnage complexe, qui a fait des choix contradictoires. Il faut lui rendre cette complexité.  »
C’est donc une exposition «historienne», chronologique et pléthorique, qui s’offre au visiteur: 500 documents dont 350 tirages passent toute l’œuvre en revue, dans ses multiples facettes et ses évolutions. Dans ses miracles, dans ses absences aussi.

Avril 1945, en Allemagne, à Dachau. Une jeune femme belge est reconnue comme ancienne informatrice de la Gestapo, alors qu’elle se cachait dans la foule d'un camp de transit. | HENRI CARTIER-BRESSON/MAGNUM

Jardins divers – soirée artistique végétale

Café de la Place Verte
105, rue Oberkampf – 75011 Paris
Article écrit par Eva Quintard le 17 janvier 2014 sur Artistik rezo.com

La Pelouse est une association dynamique née de la volonté de 4 étudiants en ingénierie et médiation culturelle de l’ICART souhaitant promouvoir de jeunes artistes grâce à l’organisation d’événements à caractère culturel. Ses membres s’intéressent à toutes les formes d’expression artistique, avec une prédilection pour les œuvres urbaines accordant une place à la nature ou au végétal. Leur intérêt se porte aussi bien sur les espaces verts comme lieu que comme objet artistique. L’association propose des soirées dans la capitale afin de faciliter la rencontre entre artistes et publics. En effet, il paraît essentiel d’encourager la création artistique mais également de la rendre accessible au plus grand nombre. Nous attachons donc une grande importance à la médiation culturelle qui facilite cette rencontre autant artistique qu’humaine, une rencontre forte et si enrichissante. Le mercredi 22 janvier 2014 à partir de 19h, La Pelouse organisera donc, dans le cadre convivial d’un bar parisien – le Café de la Place Verte – une soirée pluridisciplinaire au cours de laquelle seront exposées des œuvres d’art végétal réalisées par de jeunes artistes au talent prometteur. Cette soirée, intitulée Jardins Divers, présentera différents regards sur la nature en milieu urbain. Suite à un appel à candidatures auprès d’artistes (prises de contact avec des écoles d’art appliqué, architecture, photo…), plusieurs artistes ont fait part de leur envie de travailler avec notre association. En effet, le thème de la nature est un fil rouge que ces différents artistes ont déjà traité, ou choisi de traiter spécialement pour la soirée Jardins Divers. L’événement organisé à Paris est l’occasion pour un public jeune, étudiant et urbain de se retrouver autour de problématiques actuelles qui les touchent directement: en effet depuis quelques années la mairie de Paris a décidé de faire de la biodiversité de la ville l’une de ses priorités. La pluridisciplinarité de l’événement permet aux participants de se rendre compte de l’impact de cette problématique dans différents secteurs et par différents moyens d’expression (structure 3D, photo…). C’est en choisissant un thème proche du public et du quotidien que la soirée promet de toucher un public large : sans être hermétique, cette exposition mettra en avant des arts et des questions qui touchent particulièrement la jeunesse urbaine. Cette soirée est en lien avec d’autres événements ou happenings de plus en plus répandus en France. Citons  le Guerilla Gardening, ou encore les réalisations du street art vert ou végétal, en pleine expansion.

Jardins Divers

La comédienne Julie Gayet n’ira pas à la Villa Médicis

« Connaissance des arts »
Article rédigé le 16 janvier 2014

Pressentie par Éric de Chassey, le directeur de la Villa Médicis, pour figurer dans le jury de sélection des pensionnaires 2014, annoncée par mail comme y figurant puis remplacée par le ministère de la Culture, la comédienne Julie Gayet n’ira donc pas à Rome. Pour le jury sélectionnant les pensionnaires de la Villa Médicis à Rome, son directeur Éric de Chassey avait pensé à 4 femmes: la plasticienne Anne-Marie Clairet, la chorégraphe Marie-Agnès Gillot, la compositrice Lucia Ronchetti et, donc, Julie Gayet. Alors que la liaison de cette dernière avec le président de la République a éclatée au grand jour, son nom, figurant sur un mail envoyé par la Villa Médicis, surprend la presse généraliste. « La ministre de la Culture n’était absolument pas au courant de la nomination de Julie Gayet », explique Laurence Engel,  directrice de cabinet d’Aurélie Filippetti. C’est une proposition du directeur de la Villa Médicis. Celui-ci a sans doute propagé l’information avant que Michel Orier, le directeur général de la création artistique, ne signe l’arrêté de nomination. Éric de Chassey était-il au courant des liens de la comédienne avec François Hollande? Lors d’une conférence de presse hier après-midi, il a affirmé l’ignorer et que cela ne le regardait pas. Cette tempête dans un verre d’eau devrait s’assagir aujourd’hui avec la nomination officielle de la romancière et scénariste Emmanuelle Bernheim en remplacement de Julie Gayet,qui n’ira donc pas à Rome pour les réunions du jury de sélection.

Julie Gayet

New York : le temple du graffiti « javellisé » en une nuit

France 24
Article écrit le 23 novembre 2013 par Sophie Pilgrim

À quelques mois de sa démolition, le 5 Pointz à New York, la Mecque du street art, a été repeint par son propriétaire. L’ action  a provoqué la colère des artistes qui ont rendu ce lieu célèbre et qui se battent encore pour le sauver. “ 5 Pointz n’est plus, il a été repeint en blanc la nuit dernière par son propriétaire et sous la protection de la police.” C’est par ces quelques mots que le comité de défense de 5 Pointz, une ancienne usine transformée en lieu d’exposition en plein air, a annoncé, mardi 19 novembre sur soncompte Twitter, que les centaines d’œuvres de street art visibles sur les murs avaient disparu sous une couche de peinture. Très vite, des dizaines d’artistes se sont rassemblés près de ce bâtiment situé dans le quartier du Queens à New York pour exprimer leur profonde déception. « C’est la plus grande insulte faite à l’histoire du graffiti. Il a peint sur le travail d’au moins 1 500 artistes », s’est emporté en larmes auprès du New York Times Marie Flageul, l’une des portes-paroles de 5 Pointz. « J’ai le cœur déchiré. Ce n’est pas juste à propos des graffitis. Les gens sont venus des quatre coins du monde pour se rassembler ici. C’est ce qui fait le plus mal », se désole également un artiste qui se présente sous le nom de Just. Un musée à ciel ouvert livré aux promoteurs surnommé les « Nations unies du graffiti », 5 Pointz est devenu en l’espace d’une vingtaine d’années le rendez-vous incontournable des amateurs de street art. Le propriétaire, Jerry Wolkoff, qui avait racheté cette ancienne usine de compteur d’eau au début des années 90, louait cet espace à des artistes d’horizons divers. Il les a même autorisés à exprimer leur talent sur les murs, dans le cadre d’un programme appelé « Graffiti Terminators », imaginé pour décourager les tags sauvages. Mais le propriétaire a été rattrapé par l’appât du gain: il y a quelques mois, il a décidé de transformer le lieu en un complexe immobilier estimé à 400 millions de dollars et comprenant 1 000 appartements de standing. Son projet, approuvé en octobre dernier par les autorités locales, a provoqué une vague d’indignation. Les artistes en résidence ont tenté de sauver ce bâtiment vénéré par les taggeurs du monde entier mais ils ont été déboutés le 12 novembre par un juge new-yorkais qui a donné son feu vert pour sa démolition. Alors que les premiers coups de bulldozer sont attendus pour janvier 2014, le propriétaire a jugé en début de semaine qu’il était « moins douloureux » de repeindre le bâtiment à l’approche de cette échéance. « J’imaginais la torture pour tout le monde de procéder pièce par pièce. Je me suis donc dit ‘faisons-le en une fois et mettons un terme à cette torture une fois pour toutes », a expliqué Jerry Wolkoff au lendemain de son opération peinture blanche sur la chaîne NBC New York. Pour sa défense, le promoteur a également expliqué que le travail des artistes était d’ailleurs par essence « éphémère ». Pour tenter de les calmer, il a aussi assuré qu’il « les laissera revenir dans le nouveau bâtiment » et que certains murs seront dédiés à leur libre expression. 5 Pointz ne veut pas disparaître sans un dernier combat Mais les graffeurs de 5 Pointz, encore titulaire d’un bail jusqu’en janvier prochain, n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. Comme ils l’ont annoncé sur leur page Facebook samedi dernier après une nouvelle manifestation: « Ce n’est pas fini tant que nous ne l’avons pas décidé. » Ironie de l’histoire: ces artistes peuvent compter sur le soutien du magistrat qui les a déboutés: grand admirateur de 5 Pointz, le juge Frederic Block a exprimé sa frustration, tout en expliquant qu’il ne faisait qu’appliquer la loi. Il a toutefois conseillé aux défenseurs du lieu de déposer une nouvelle demande de reconnaissance auprès de la Commission de préservation des sites historiques (Landmark Preservation Commission). Leur premier dossier a été rejeté parce que ce comité ne reconnaît que les créations qui ont plus de 30 ans. Mais ils espèrent obtenir l’appui du nouveau maire Bill de Blasio. Le responsable de 5 Pointz, Jonathan Cohen, plus connu sous le nom de « Meres One », a également annoncé qu’il s’enchaînerait à l’immeuble lorsque les bulldozers arriveront. La construction du complexe de Jerry Wolkoff risque bel et bien d’être retardée. L’art est un éternel recommencement: au cours des dernières heures, de nouveaux « tags » sont déjà apparus sur la peinture blanche.

Five Pointz

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